Dans le cadre de cette contribution, je vais d'abord démontrer que les douleurs de l'emprisonnement identifiées par Sykes sont toujours pertinentes pour l'analyse de la vie dans les prisons dites post-autoritaires en Belgique et en Europe. Pour des raisons pratiques, je me baserai principalement sur mes propres recherches ou sur celles de mon propre groupe de recherche. Dans une section suivante, je me concentrerai sur les apports de Ben Crewe, qui a publié en 2011 deux articles très importants, sur ce que l’on décrit à présent comme « les nouvelles souffrances de l’emprisonnement » . Ces dernières sont le résultat d'une reconfiguration du système pénitentiaire qui a marqué les dernières décennies ; elles se révèlent également extrêmement pertinentes pour l'analyse de la perception de la peine de prison contemporaine en Europe. Je terminerai par une brève discussion sur le lien étroit qui unit ces souffrances à ce que Crewe a décrit comme soft power, soit un pouvoir d’influence, non coercitif, utilisant « la manière douce ».
Original languageFrench
Title of host publicationLa Société des captives. One étude d'un' prison de sécurité maximale
EditorsDan Kaminski, Philippe Mary
Place of PublicationBruxelles
PublisherLarcier
Chapter4
Pages195-220
Number of pages26
ISBN (Print)978-2-8079-1110-9
Publication statusPublished - 2019

Publication series

NameCrimen

    Research areas

  • prison, pains of imprisonment, Sykes

ID: 46876955